Diversification

"Nous prônons la confusion des genres, les fables déjantées, les aventures ludiques et la participation active du lecteur. Tout le monde a compris, depuis Lost et Alan Moore, depuis Kick-Ass et Inception, que l’on pouvait très bien être geek et classe." Tel est le credo de la nouvelle maison Super 8, satellite de Sonatine, récemment rachetée par Editis. Au menu de Super 8 : "Du réalisme dans lequel surgit le fantastique, un voyage dans le temps, des zombies et toutes ces créatures de mauvais genres […] qui n’avaient pas leur place dans la ligne éditoriale de Sonatine, plus axée sur le thriller", souligne le directeur éditorial Fabrice Colin.

Avec la même approche "pop et érudite" que Sonatine, la même équipe - François Verdoux et Anne-France Hubau-Nicolas à la direction, et un comité éditorial composé d’Arnaud Hofmarcher et de Marie Misandeau (aux côtés de Fabrice Colin) -, Super 8, destinée comme Sonatine à un large et jeune public, adopte la même démarche : dénicher des textes oubliés ou des premiers romans acquis sans enchères importantes. Comme le suggère le nom de la maison, tous ont été achetés par le cinéma ou la télévision.

"Arnaud a lu pour Sonatine, il y a longtemps, L’obsession de James Renner, le premier titre que nous publions le 10 avril, un polar qui bascule dans le surnaturel", raconte Fabrice Colin. Carter contre le diable de Glen David Gold, sur l’univers de la magie, publié en 2002 chez Michel Lafon et passé inaperçu, paraît à la même date. Suivront, en mai, The rook de Daniel O’Malley, un univers à la X Files, et, au second semestre, Chambre 507 de J. C. Hutchins et Jordan Weisman, situé dans un hôpital psychiatrique ; Déchirés de Peter Stenson, entre Walking dead et Breaking bad. Soit huit titres cette année, qui bénéficieront d’une version numérique et de petites vidéos virales très "geek" pour les promovoir, et, grâce au partenariat avec Univers Poche, d’une reprise ultérieure en Pocket ou en 10/18. Claude Combet

Les dernières
actualités